On le connaissait depuis quelques années, mais on n’y était jamais encore allé... Cette année enfin, nous avons pu découvrir que le sud de la France ne faisait pas que du bon rosé, il pouvait être aussi un très bon terrain de jeu pour la scène indie. Le Midi festival existant depuis 2004, certains le prenaient pour un petit jeunot face à la route du rock, son grand frère ! Il nous a bien fait comprendre cette année qu’il avait de sérieux atouts pour devenir un grand, dans la cour des festivals incontournables de l'été.

Arrivés le vendredi 27 juillet avec le train de 10h19, décidément nous sommes au bon endroit pour se faire des copains avant même que le festival n'ait commencé...

Si le ciel s'était assombri pendant la journée, il se découvrira pour le premier groupe : Jagwar Ma, la première grosse claque du festival. Ces anglais ont trouvé la bonne recette pour emmener en douceur leur indie rock sur la piste de danse... sans aucune vulgarité.


On peut encore compter les têtes à cette heure là, les mines sont réjouies... Et on se sent très vite à l'aise dans cet hippodrome déguisé en cour de récréation pour happy few. Les parisiens de Zombie Zombie venus remplacer The shinning s'installent ensuite... Il nous faudra pas moins de 3 min pour rentrer dans leur transe cosmique contrairement à No Ceremony, qui manque encore de prestance scènique pour communiquer avec le public...

 Willy Moon, lui se présentera en opposition au groupe précédent... Ce crooner infatigable a digéré tous les codes du rock n' roll pour les déverser en mille morceaux à la figure du public. Le mec est bien perché...

 Il en oublierait même de structurer ses morceaux tant il privilégie la forme au fond .

 

SBTRKT concluera cette première soirée à l'hippodrome, sous les applaudissements... Leur set imprégné de dub-set et de groove entêtant fait l'unanimité !

 Une parfaite mise en bouche avant de retrouver à la plage de l’Almanarre, Disclosure et Pearson Sound. Malgré quelques soucis de navettes on est heureux de danser les pieds dans l'eau.

 Le deuxième jour les premiers rendez vous étaient fixés à la villa Noailles, lieu historique du festival, pour écouter la pop de Weird Dreams. On arrive sur leur titre 666.66, le décor est parfait pour démarrer cette nouvelle journée de concerts...

Malheureusement il faut faire vite. A l’hippodrome, Arthur Beatrice joue à 20h et il est présenté comme un groupe prometteur. On peut le dire, ces anglais savent injecter de l’intensité à leur pop music malgré une légère petite timidité...

Le suivant, n'est pas un petit nouveau, Thurston Moore le chanteur de Sonic Youth avec son look d'éternel adolescent était plutôt en forme ce samedi soir, il n'hésitera pas à triturer sa guitare acoustique dans un chaos presque parfait, qui n'est pas sans nous rappeler ses performances au sein de Sonic Youth.

 
C'est enfin au tour de Bon Iver, l'artiste a mis les petits plats dans les grands pour nous faire oublier ses chansons folk intimistes au profit d'une pop ambitieuse. Le fond de scène est impressionnant mais ne convainc pas les fans de la première heure qui auraient voulut y voir moins de paillettes dans ce concert. Si les premiers morceaux nous ont transporté...

On s'est clairement perdu sur ses derniers titres vocodés. La plage remettra les choses a leurs places, Blondes et Dixon nous ont clairement fait oublier nos coups de soleil.


D'ailleurs du soleil il y en a eu le lendemain à la villa Noailles avec Palma Violets, Gabriel Bruce, Money ou Nite Jewel mais le prix de la meilleure prestation scénique ce soir-là revient à François and the atlas Mountain, visiblement très content de terminer leur tournée par le Midi Festival, tout comme nous, très heureux de pouvoir danser un dernier instant avec eux et…. Zombie Zombie, invité surprise pour un final en apothéose !

L’after vous me demandez ? Il fallait la retrouver sur la place du village avec une bande de joyeux furieux arrosés de rosé ! Car c’est un peu ça le Midi Festival, on ne se soucie de rien et on est bien bien bien bien !

 

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