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Comme vous le savez, depuis quelques temps, Novorama s'emploie à soutenir les petits festivals d'été. Cette année encore, on en découvre de nouveaux et lorsqu'Animal Records nous a contacté pour nous présenter leur festival La Douve Blanche, il paraissait évident pour nous que nous soutenions le projet. On a eu le plaisir de nous rendre à Egreville pour l'occasion et on en est convaincu, ce festival ira loin. On vous dit pourquoi.

1/Le Cadre

Exit les friches industrielles et les jardins parisiens, La Douve Blanche prenait place dans le domaine du Château d'Egreville en Seine et Marne. Un cadre idyllique, chargé d'histoire (1000 ans exactement), pour un moment unique et un dépaysement garanti. Un domaine aménagé pour l'occasion, si magnifiquement accueillant avec un espace camping improvisé à deux pas. De quoi donner envie d'imaginer un festival pareil sur plus d'une nuitée...

2/Les Concerts

Des lives de 17h à 2h du matin, suivi de djs sets jusqu'au petit matin. C'était le programme musical de cette journée, si agréable et en même temps bien trop courte. Toute la petite famille d'Animal records était bien sur de la partie, avec des invités que l'on soutient aussi: Divine Pilot et Kid Francescoli. Une scène extérieure à la scénographie maison, sobre et efficace, un projet conceptuel mêlant musique et art moderne sous le nom d'Au temps d'Alex et une fanfare pour les interplateaux.

 

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Autrement dit, pas de trève musicale ! Et on était loin de s'en plaindre. On retiendra tout particulièrement le live de Stand Wise et bien évidemment le live tant attendu et applaudi de Bloum qui en a fait décoller plus d'un. 

3/La restauration

Pour ceux qui n'auraient jamais mis les pieds à une soirée organisée par Animal records auparavant (pauvres de vous), le plaisir c'est aussi de manger. Et c'est devenu leur concept: un concert et des amuse bouches dignes d'un bon restaurant gastronomique. Tout ça rendu possible par Antonin, le chef d'Animal Records qui a confectionné pour la Douve Blanche une carte de haute voltige. Entre autres, un gaspacho revisité qu'on est pas prêt d'oublier (désolé papa, tu t'es fait détrôné...), des frites de patate douce, ou encore un brownie au chocolat divin.

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Une restauration qui a su éclipser de nos esprits tous les autres festivals avec leurs burgers infâmes et autres hot dogs insipides et si chers. Grand coup de coeur également pour la sangria blanche pimpée, dont les saveurs ont mis en éveil nos papilles pour l'apéro.

4/L'ambiance

Le plaisir des petits festivals c'est aussi de ne pas faire la queue durant des heures pour les toilettes, avoir le temps d'apprécier les choses et aussi reprendre le temps de se reconnecter aux gens autour de soi. Alors on a oublié nos smartphones et on s'est fondu dans la petite "fosse" où l'espace disponible en tendant les bras de chaque côté du corps était tellement appréciable que l'on s'est laissé tenté par une danse frénétique sur les notes pop électro de Blow Up de Kid Francescoli ou encore sur Lady Mountain de Bloum. Des instants ponctués de rencontres et de discussions improbables, des regards qui se croisent, des sourires surtout, de quoi vous redonner foi en la cohésion festivalière qui commence grandement à se faire oublier chez les festivals grands frères. Autre moment de convivialité, une animation de type mapping a retenu nos regards curieux. Le principe, bouger devant le faisceau lumineux pour provoquer les moments de celui-ci. Un moment d'intimité dansante, une occasion encore une fois de partager un instant privilégié. 

5/Animal Records

Parce que sans Animal Records ce festival ne serait pas, et qu'on aime vraiment ce qu'ils font - et ils le savent bien - on est venu d'abord pour eux, loin d'imaginer que cette première édition détrônerait avec brio la plupart des festivals dits engagés au cadre soit disant privilégié (pas besoin d'en dire plus...). Rare qu'un label ait autant de cordes à son arc. On est vraiment resté bouche bée devant autant de maîtrise: malgré quelques soucis sonores et un changement de plateau assez rude pour le live de Bloum, il n'y a pas à dire, c'était tout simplement parfait. Un énorme bravo à eux, on leur tire notre chapeau. 

Remerciements à toute l'équipe d'Animal Records, tout particulièrement à Barth Bertin.

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