Casablanca Drivers - X-Ray Casablanca Drivers - X-Ray
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Si le rock de garage était leur port d'attache, Nicolas Paoletti et Alexandre Diani semblent avoir définitivement levé l'ancre vers des eaux plus synthétiques et mystérieuses. Avec "X-Ray", Casablanca Drivers nous plonge dans l'ambiance d'une ville déserte à la fin des années 80, là où la fête ne s'arrête jamais vraiment, mais se déplace dans l'ombre.

Pour sculpter ce son "rétro-futuriste", le duo s'est entouré d'une équipe de choc. À la production, on retrouve NIT (collaborateur de Sébastien Tellier), tandis que le mixage a été confié à l'orfèvre Ash Workman (l'homme derrière le son de Metronomy et Baxter Dury).

Le résultat ? Un morceau construit sur un contraste permanent. Les couplets sont chargés d'une tension retenue, presque animale, avant de s'ouvrir sur des refrains "acides" et libérateurs. C’est une danse solitaire, une déambulation en cuir dans des rues vides, entre la retenue du punk et l'appel irrésistible du club.

Ce qui frappe également avec ce projet, c'est sa cohérence visuelle. La pochette du single est signée par le légendaire Alex Courtès. Pour rappel, l'homme est une figure tutélaire de la French Touch : il a dessiné les casques iconiques de Daft Punk et réalisé des clips d'anthologie pour Cassius, Phoenix ou encore The White Stripes. Cette collaboration place d'emblée Protocol dans une lignée prestigieuse, celle d'une pop française qui s'exporte et qui soigne autant son image que ses textures sonores.


Après l'énergie brute de "Garage" et les teintes psychédéliques de "Plastic" (qui cartonne actuellement dans les charts alternatifs aux Pays-Bas), "X-Ray" dévoile une facette plus intime et charnelle du groupe. On y retrouve cette influence "Phoenix rencontre Tame Impala", mais avec une noirceur nouvelle, plus urbaine.

"X-Ray est le son de quelqu'un qui danse seul, hors de vue, dans l'interstice entre le lâcher-prise et le contrôle.

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