Si le nom de Nicknames (le projet de Max Strite) commence à circuler avec insistance, c’est qu'il incarne cette nouvelle génération de "slasheurs" — producteurs, auteurs et bassistes — capables de synthétiser des influences géographiques et musicales disparates en un son singulier. Entre ses racines en Allemagne et ses années passées dans la région de Washington D.C., Max Strite a infusé sa musique d’une dualité rare : une rigueur structurelle mêlée à un groove urbain indéniable.
Après s'être fait les dents sur les scènes mythiques de New York comme le SOBs ou le Mercury Lounge pendant ses études à NYU, Nicknames a pris la direction de Los Angeles en 2024. Intégrer la prestigieuse LAAMP sous l'aile de mentors comme Stargate ou Chris Anokute n’est pas un mince exploit ; c’est le signe d’un talent qui refuse de rester dans sa zone de confort.
Avec son nouveau morceau "Too Bad", Nicknames nous livre une pièce d'indie-dance d'une fluidité exemplaire. Le morceau repose sur une ligne de basse qui trahit son passé d'instrumentiste, servant de fondation à une production léchée où se télescopent le Funk, la Dance et des accents Hip-Hop.
Mais la véritable force du titre réside dans son contraste. Alors que l’instrumentation invite au mouvement, la voix, un falsetto brut et habité, raconte une tout autre histoire. Nicknames y explore le sentiment d’intimidation face à l’autre. C’est cette sensation universelle d’être littéralement "submergé" par l’aura de quelqu'un, au point d’en perdre ses moyens.