Chaque mois, on vous propose une sélection éclectique d'artistes indépendants internationaux.
Avec Will You Take Me As I Am?, son deuxième album studio, Mary Middlefield affirme une identité plus libre et plus ancrée dans le rock. Derrière l’énergie des guitares et des lignes de basse percutantes, l’artiste suisse reste fidèle à son écriture intimiste, mêlant fragilité et force émotionnelle.
Avec “Motion Sick”, Lynndigo confirme une écriture pop tendue et immédiate, pensée pour le mouvement autant que pour l’émotion. En 2 minutes à peine, le morceau installe une énergie vive, entre pulsation dansante et mélodie directe, dans la continuité d’un projet déjà repéré avec Mini Monuments et ses singles récents.
Max Threat, artiste indépendant du Midwest, lâche “Thrown”, un single post-punk incisif où tension et rupture se déploient en groove nerveux. Sorti en mars 2026 en prélude à l’album When I Die, They Will Bloom, le morceau mêle basse motrice, synthés Dreadbox analogiques et énergie brute
Hush, trio montréalais (Paige Barlow, Miles Dupire-Gagnon, Gabriel Lambert), signe “Phasing”, deuxième single de leur premier album Simone Records (printemps 2026). Psych-pop hypnagogique aux textures trip-hop et house 90s, le morceau dissout formes et perceptions dans un flou stéréoscopique — vertige relationnel et motion sickness sonore produit par René Wilson.
Avec “Cute”, la multi-instrumentiste parisienne asara signe un premier single lumineux et sensible. Après quatre ans avec le groupe Dog Park, elle explore une pop introspective, mêlant mélancolie et élan rythmique. Porté par une voix mise à nu, une boîte à rythmes nerveuse et une guitare rebondissante, Cute transforme la fragilité en force.
Telephone Romeo, projet helsinkien d’Aleksi Skippari, livre “Ways Of The World”, premier single de son album éponyme — un indie rock angulaire aux mélodies pop irrésistibles et textures psychédéliques. Sorti le 20 mars 2026 via Soliti, le morceau superpose groove rythmique, guitares décalées et énergie brute, dans la veine de Tame Impala ou Fontaines D.C.
Solar Love dévoile “Say It”, un single dreamy electropop porté par une voix féminine soulful et des textures de guitare live. Mêlant écriture émotionnelle à des synthés chaleureux dans une atmosphère à la Ben Böhmer, le morceau fusionne introspection et élan mélodique pour une plongée sensuelle et aérienne.
Poptoken, artiste russo-ukrainienne basée à New York, sort Kill Love, un projet qui dissèque la pop culture et ses injonctions stéréotypées. "Pop" pour la société et ses mouvements, "token" pour la tokenisation et les assignations faciles, elle déconstruit avec ironie les normes sociales dominantes. Une réflexion acérée sur l’amour toxique et les récits contemporains, portée par une voix hybride et subversive.
OTHEOSE (Kevin Krouglow), producteur torontois, signe “Dreaming Myself Away”, un instrumental electronica dreamy sorti le 20 mars 2026. Dans la veine d’ODESZA ou Tycho, le morceau tisse textures sensorielles, mélodies éthérées et beats subtils pour une immersion moody et apaisante.
Roca Roca livre “I Pray”, single brut et introspectif. Chanté en anglais sur fond de désespoir confiné — pilules, visions suicidaires, routine étouffante —, le morceau oscille entre indie rock lo-fi et cri primal, suppliant un retour à la vie dans une urgence palpable et mélodique.
Ryan Cassata, Jesediah et David Scott Stone livrent “Blood Is On Your Hands”, single queer punk incisif sorti fin mars 2026 sur Kill Rock Stars. Inspiré par la tuerie de Club Q, le morceau mêle énergie dansante et rage contenue pour honorer les victimes et exiger justice — un appel à la joie trans et queer malgré le deuil.
Voix veloutée et production minimaliste, le nouveau titre de Jean Paul (Jean-Paul Ishema) tisse un appel à l’union profonde, entre vulnérabilité amoureuse et groove subtil, un bijou lo-fi pour les cœurs en quête de connexion.
Eve Maret, compositrice expérimentale de Nashville, dévoile “Gethsemani”, troisième single de son album Diamond Cutter. Inspiré d’un rêve au monastère du même nom et de son enfance catholique complexe, le morceau fusionne synthés modulaires, vocoder et textures cinématiques pour une plongée introspective et curative entre force et vulnérabilité.