fryars.jpg

Deuxième album pour le chanteur et producteur Benjamin Garett aka Fryars, producteur anglais qui a travaillé autant pour Lilly Allen que pour Marina & the diamonds, et il s’est fait connaître en 2009 sous le pseudo Fryars, avec un premier album pop intitulé Dark young hearts.

Cette première galette mélangeait des influences eighties et sixties et du psychédélisme digne du groupe XTC avec la vision d’un producteur qui a été bercé par la culture DJ contemporaine appliquée à la pop.

Son nouvel album Power a été commencé en 2010 mais a quelque peu été retardé, c’ets le moins qu’on puisse dire,  pour des raisons de restructuration au sein du label Fiction. Encore plus ambitieux que le premier album, Power est un concept album construit autour de l’histoire d’un scientifique dont l’invention d’un soleil artificiel provoque un hiver nucléaire.

Il a été produit avec l’aide de Luke Smith connu notamment pour s’être occupé de Depeche Mode ou Foals par le passé et apparaît beaucoup plus contemporain dans ses sonorités et sa forme que Dark Young Hearts, notamment par des références à la musique électronique dansante et l’influence d’une pop électronique contaminée par le R’n’B. Mais Fryars montre encore une fois la variété de ses influences, entre la musique baroque et psychédélique très sixties du morceau Thing of beauty, l’electro disco de Cool like me jusqu’à la pop romantique de Don’t make it hard on yourself.

Quant au morceau Sequoia, on croirait la rencontre entre Brian Wilson des Beach Boys et Daft Punk. Cette propension à varier ses créations tout en gardant le fil directeur de sa voix entre Baryton et fausset, rend l’écoute de cet album très aisée et agréable.