The Orielles ont marqué beaucoup de points dès leur premier album Silver Dollar Moment en 2018, soit quelques gamins britanniques qui composaient le meilleur album des années 90 mais deux décennies trop tard, avec des grooves très libres, des mélodies qui visaient dans le mille, un chant innocent et joyeux et une virtuosité instrumentale à douter de leur jeunesse.

Ils avaient placé la barre tellement haute qu’on craignait une inévitable déception pour ce nouvel album Disco Volador 

Rassurez-vous d’emblée il n’en n’est rien, car même s’il ne relève pas encore davantage la barre de leur premier album, il n’est pas passé très loin d’y arriver.

Le trio originel s’est adjoint les services d’un clavier à leur line up guitare, basse batterie, embarquant en même temps de nouvelles influences psychédéliques turques, ou encore musiques de film italiennes à leur répertoire déja dense. Débarrassés du charme légèrement déglingué et de leurs yeux écarquillés des débuts, l’album Disco Volador est aussi bien arrangé que punchy, notamment grâce à la patte de leur productrice Marta Salogni qui insiste sur la basse et qui vient vous transporte du canapé au dancefloor sans y paraitre. 

Des morceaux comme “Bobbi’s Second World” aux reflets Afro-pop ou encore “Come Down on Jupiter” ont une grosse caisse qui ne laissera pas vos membres inférieurs indifférents et assez de puissance sonore pour s’imposer à vous. 

Pourtant ce son réhaussé ne prend jamais le pas sur la douceur du chant, le charme obscur des paroles ou les détails d’orfèvres dont ils parsèment les arrangements, comme la poésie parlée sur “Whilst the FLowers Look” ou les percussions déjantées du titre “Rapid I” . Et cette production améliorée aide les morceaux à prendre leur envol et à planer plus haut encore qu’auparavant. Le groupe semble bouillir d’idées lancées ici et là dans le mix et à chaque fois il s’en sortent avec brio, que ce soit avec la mélancolie soft rock du titre “Memoirs Of Miso” , la disco ruisselante de “Space Samba (Disco Volador Them)”, ou le vaste jam indie dance du morceau “7th Dynamic Goo” qui échappe à toute catégorisation. 

Voilà encore un album fort excitant et plein de surprises, débordant de morceaux captivants qui prouvent que le groupe The Orielles n’est pas un One album wonder, et que malgré leur jeune âge, ces anglais savent exactement ce qu’ils veulent faire et comment le faire, avec l’imagination et le talent qu’il faut pour y parvenir.

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