On est ravis de retrouver cette formation qui n’a ni œillères ni de frontières et qui est capable d’être aussi introspective que directe, contemplative qu’enlevée et épique et aussi expérimentale que pop et c’est ça qu’on aime à Novorama.

Ce nouvel album s’appelle Piramida, il sort sur le label 4AD et il fait suite à un album qui avait déjà un peu ouvert le groupe vers des compositions plus pop , moins post rock orchestral et electronica que par le passé. Et le voile de mélancolie qui habille les nouveaux morceaux n’altère pas leur volonté depuis quelques années d’ouvrir leurs compositions vers un format plus porté sur la chanson que sur des envolées épiques de 9 minutes comme par le passé, qui les plaçaient alors dans l’ombre de groupes islandais maitres du genre comme Sigur Ros ou mum.

L’album Piramida nous rappelle au contraire et davantage l’ambiance offerte par leur cadets et compatriotes de When Saints Go Machine, avec un chant à la Bill Callahan plus présent et qui donne un supplément d’âme évident à la musique de nos chouchous Danois.

Tous ces morceaux ont été enregistrés, pour la petite histoire, dans une ville fantôme, une ancienne ville minière proche de l’arctique, atmosphère, dont ils se sont inspirés pour écrire les 10 morceaux de cet album que beaucoup décrivent comme le chef d’œuvre de leur carrière. Nous serons moins pompeux et enflammé mais tout aussi enthousiaste, ce qui leur laisse la place de pouvoir encore se dépasser comme ils ont su le faire pour Piramida, ce nouvel album qui vient de sortir sur Merge.

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