Troisième album pour William Phillips, après avoir sorti “U” en 2016 et “Everyday” en début d’année, c’est “Wild” qui a vu le jour fin octobre pour prolonger et développer l’identité musicale de son projet Tourist. 

Tout comme les précédents “Wild” nous propose 10 morceaux, ce qui peut apparaître concis mais Tourist compense alors par la variétés de thèmes sonores qu’il nous invite à explorer.

 En comparaison avec ses précédents travaux, il reproduit la magie de son premier album qui laissait ses mélodies flotter, avec piano et violons tandis que l’album ”Everyday” de début 2019 était plus glitchy et expérimental. 

L’album s’ouvre avec le morceau “And So, You Were” aussi réconfortant que céleste dans son atmosphère et qui nous rappelle très vite qu’on est en territoire “Tourist” si je puis dire, avec cet effet glitchy caractéristique sur les voix et sur les mélodies plus douces, qu’on retrouve sur tous ses albums. On se retrouve ensuite très vite sur le dancefloor avec le morceau “Elixir” qui repose sur une rythmique puissante et des synthés évanescents. Cet univers mysterieux se prolonge ensuite sur le morceau “Bunny” dont les violons célestes et les doux chants mystiques plein de reverb évoquent une chorale de noël qui s’apprête à clubber dans l’église.

Le titre “So” se démarque par ses synthés plus agressifs dans sa deuxième moitié et évoque un peu les premiers travaux de Jon Hopkins. Mais si cet album Wild, apparait plus enlevé en terme de cadence que son précédent, il y a des moments plus calmes comme sur le titre “Fiction”, qui sert d’interlude ou encore “11.12” qui nous prépare aux derniers morceaux. 

On termine ainsi sur “Kin” qui se déploie dans une splendeur assez spectaculaire, de ses harmonies de cordes foisonnantes et ses voix élégiaques au timbre transformé par les effets.

Le talent de Tourist s’exprime donc encore une fois avec une belle homogénéité dans sa façon de composer des albums, et un certain savoir faire pour rendre la musique électronique si touchante.

https://www.touristmusic.com/