Si vous cherchiez la recette pour faire un bon shoegaze en 2015, on vous conseille l’écoute de Pure Mood, le dernier album du trio Ringo Deathstarr qui empile les couches de guitares fuzz et grunge, au milieu de vocaux sucrés et chantés comme à bout de souffle. Une formule magique inventée par kevin Shields de My Bloddy Valentine et qui lui a valu d’être imité et suivi par de nombreux groupes depuis, mais comme pour leurs précédents albums, les Ringo Deathstarr prouvent encore une fois avec leurs qualités mélodiques et leur maitrise du design sonore qu’ils valent bien plus que bien des suiveurs et on a davantage envie de les qualifier d’héritiers.

Ringo Deathstarr ont distillé le charme de leur chant masculin et féminin et de leurs accroches syncopée au fil de leur carrière et ce nouvel album ne déroge pas à cette règle mais il prend tout de même quelques virages inattendus et bienvenus. Le morceau “Heavy Metal Suicide” par exemple n’a pas volé son titre avec sa posture metal et ses lourdes guitares dans les couplets tandis que le refrain les rappelle à l’ordre de leur essence shoegaze.

D’autres morceaux plus aériens et diaphanes comme Dream Again ou California Car Collection montrent le groupe sous un autre jour, tout comme le morceau “Old Again” qui remporte la palme du morceau le plus poppy et langoureux que le groupe n’ait sans doute jamais écrit. Mais la vraie force de l’album reste des morceaux comme Frisbee ou Never qui écrasent l’auditeur sous le noise et les mélodies de ses guitares. Beaucoup de groupes se sont essayé à produire des albums shoegaze comme Pure Mood, mais il fallait être les Ringo Deathstarr pour y parvenir.

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