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Un Sixième album pour cette espèce pas si éteinte que ça : les dodos

The Dodos ont enregistré à leur QG de San Francisco, le studio Tiny Telephone, qui a accueilli quelques comparses de renom comme Death Cab For Cutie ou encore Deerhoof.Et ceci juste après les sessions consacrées à leur précédent album Carrier.
Pourtant n’y voyez pas un album de chutes ou de “résidus” car s’il n’est pas une réincarnation du groupe, il n’est pas non plus une simple prolongation de l’atmosphère de Carrier.

Les morceaux y sont plus directs et plus enlevés, et on croirait y retrouver toute l’exubérance déployée par le passé sur  album Visitor, si ce n’était pour les qualités très méditatives de ces dernières compositions davantage héritées elles de l’album précédent. Mais pour revenir à la vitalité de ce nouvel album, elle se sent autant dans l’interaction virtuose et sans forcer entre la guitare et la batterie du morceau d’ouverture , la pop à la reverb très sixties du morceau The Bubble mais aussi l’indie rock penchant vers le punk du titre Competition.

La vraie prouesse de la musique des Dodos est d’arriver à enchevetrer riffs de guitares et percussions de manière complexe tout en étant parfaitement audibles et appréciables à écouter, voire carrément catchy.

A noter la participation de Brigid Dawson sur les choeurs du morceau très progressif qui ferme l’album, qui soutient les vocaux très étirés et doux de Meric Long, le chanteur en titre du groupe. En résumé, cet album est une belle addition à la discographie à présent conséquente des Dodos, par sa maturité, sa technicité au service de la beauté et de la mélodie, sa vitalité et son authenticité.

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