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Retour du groupe que l’on considère encore à tort comme un simple side project de Tame Impala
Et pourtant Pond c’est beaucoup plus que ça ! Même s’il est vrai que les deux groupes partagent les mêmes membres, et bien dans Pond, c’est un peu la récré car Kevin Parker n’est plus là pour dicter la moindre note à ses amis qui peuvent ainsi imprimer un peu de leur patte respective.

Si l’on se retrouve tout de même sur les mêmes terres psychédéliques aux effets de guitares complètement perchés, aux claviers analogiques trippants, et aux jams instrumentaux généreux, l’univers de Pond apparaît encore plus libre et avec davantage de folie et d’espièglerie que le projet plus calibré et maîtrisé qu’est Tame Impala.

Ils n’ont ainsi pas peur de parfois volontairement sonner un peu faux  ou un peu bancals au service d’un joyeux faux bordel très inventif qui peut soit prendre la forme d’un Funk Jam à la funkadelic version psyché sur le titre Outside is the right, d’une pop dansante aux détours glamrock à la Bowie sur Elvis’ flaming Star ou encore de prog rock et de Folk sur d’autres compositions moins “immédiates” au fil de l’album.

La production s’est en tout cas particulièrement améliorée avec ce nouvel album sur lequel les batteries se sont musclées et les synthés ressortent bien fat. Un pas en avant pour le groupe, indéniablement, mais un pas dans quelle direction ? Je dirais un peu toutes à la fois vu le tourbillon dans lequel Pond vous plonge.