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Cela fait plus de vingt ans maintenant que les Blonde Redhead se sont fait maîtres dans l’art de canaliser leurs expérimentations en des morceaux toujours différents des précedents, tout en restant parfaitement eux-même.

La dominante électronique de l’album Penny Sparkle répondait par exemple au Shoegaze maximaliste de de l’album 23. Mais plutôt que de faire péter les watts à nouveau, l’album Barràgan les voit prendre un tour plus apaisé, subtil et minimaliste dans ses arrangements.

 

Une véritable prise de risque pour eux, qui nous avaient habitués à un spectre sonore plus dense, mais un pari réussi car s’il est effectivement moins bruyant, il n’en est pas pour autant muet et ces caresses musicales sont loin d’être dénuées de caractère, tel qu’on pouvait l’espérer de ces idoles de l’indé.

Un caractère encore une fois à créditer aux sublimes motifs de guitares mais aussi à l’apport du claveçin et de flûtes sur certains morceaux. Barràgan est donc tout aussi aussi poétique, mysterieux et ensorcelant que les albums les plus baroques de Blonde Redhead et sera définitivement à compter parmi leurs meilleurs opus.