Factory floor se sont très vite fait comparer aux hérauts de l’ère post-punk et industrielle comme Joy Division ou Throbbing Gristle, ce n’est effectivement pas volé à l’écoute de la tonalité des boites à rythmes et des sonoritées un peu analogues crado utlisées par ce trio anglais.

Il se dit qu’ils ont d’ailleurs travaillé avec des membres de throbbing Gristle et  de New order. Mais ce parallèle évidemment facile avec le label Factory Records de Tony Wilson était surtout audible sur leur premier single Bipolar et il semble en effet qu’ils aient adopté une nouvelle posture à présent qui mélange ce post-punk industriel avec le dance-punk plus glossy du label DFA qui signe ce premier album éponyme.

 

Certains jeux avec les sonorités analogiques ne sont aussi pas sans rappeler l’univers de Simian Mobile Disco dans une versions plus asséchée et aseptisée.  Et ce mélange froid et dansant à la fois, hypnotique et arride fonctionne très bien sur ce premier LP et trouve toute sa place dans le catalogue du label de James Murphy.

Les amateurs d’une danse très dark, autour de rythmiques répétitives et d’arpegiateurs de synthés analogiques en transe ont en tout cas trouvé là leur nouvelle coqueluche : elle s’appelle Factory Floor.