Le producteur britannique George FitzGerald a commencé sa carrière en sortant des singles mélancoliques pour clubs post-dubstep en 2010, sur des labels comme Hotflush et Aus Music.

Certains de ses titres les plus riches en mélodies figurent sur les albums Fading Love et All That Must Be, qui reflètent tous deux divers changements dans sa vie, d'une rupture et d'une désillusion avec la scène clubbing à un retour à Londres puis à la naissance de sa fille.

Après avoir formé le duo OTHERLiiNE avec Lil Silva et publié un premier album éponyme en 2020, George FitzGerald vient de sortir son troisième album solo "Stellar Drifting". Le titre de l'album est inspiré de ses recherches sur le mouvement des étoiles, et le producteur a également distillé des corps célestes dans la musique elle-même, dépeignant des images télescopiques d'étoiles et de planètes en oscillations grâce à l'utilisation de techniques telles que la synthèse granulaire.

Même si son processus de création donne l'impression d'une expérience captivante mais expérimentale, Stellar Drifting est en fait l'œuvre la plus accessible de George FitzGerald à ce jour.

Tout comme son précédent album, celui-ci est audacieux et doux-amer, associant mélodies lumineuses et émotions tumultueuses, se rapprochant un peu plus du travail d'artistes électroniques indépendants comme Dntel que de celui de ses pairs de la scène club britannique. Panda Bear est invité sur le morceau "Passed Tense", un morceau à l'apparence faussement joyeuse qui décrit l’hécatombe d'une relation qui s'effrite et s’achève inexorablement.

Les quelques morceaux suivants continuent de mêler des voix mélancoliques à des rythmes hachés, et si cela ressemble à une formule, alors c'est une formule tout à fait réussie, car le très actif et chatoyant morceau "Rainbows and Dreams" (avec SOAK) et le sautillant "Setting Sun" sont parmi les points forts de l'album.

Le lent flux tout en ondulations de "Retina Flash" et la ballade trip-hop relaxante "The Last Transmission" (avec London Grammar) sont les seuls moments downtempo, tout aussi émouvants que le reste des morceaux.

George FitzGerald garde l'un des morceaux les plus exaltants de l'album pour la fin, avec le joyeux et vibrant "Ultraviolet", dont les rythmes endiablés et les mélodies sautillantes semblent bien loin de la tristesse dévastée de son premier album Fading Love, même si l'on reconnaît bien là l'œuvre du même artiste.

https://georgefitzgerald.bandcamp.com/album/stellar-drifting

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