2018 a été une année marquante pour Tim Van Berkestijnet son projet Benny Sings qui fait la synthèse entre Soft rock et Soul . Il y a tout d’abord eu sa collaboration avec Rex Orange County sur le titre “Loving Is Easy” qui a trouvé une place de choix dans les charts. Puis l’américain natif d’Amsterdam a continué son ascension en signant sur le label Stones Throw, une annonce faite en octobre en même temps que sortait “Passionfruit”, sa reprise très personnelle de Drake. Deux mois plus tôt, il signait son sixième album sous le pseudo Benny Sings , CIty Melody, sorti uniquement au Japon. Un album qui a servi de fondation à son album pour Stones Throw que je vous présente aujourd’hui, présenté sous un titre légèrement révisé , City Pop.

Celui-ci a été enregistré à Amsterdam, New York, Los Angeles, Paris et plus important encore à Tolyo, puisqu’il porte le même nom qu’un sous-genre de Japanese pop de la fin des années 70 et début des années 80 décrit par le compositeur et producteur brésilien Ed Motta comme AOR (adult oriented rock, soit dirigé par des synthétiseurs, au atours accrocheurs et comprenant des harmonies vocales) et soft Rock mais avec de la funk et du boogie.

Tous comme les artistes qu’Ed Motta a fait découvrir sur ses mixes city pop pour Wax Poetics, Benny Sings privilégie un soft rock ouvert sur le R&B et avec un fort héritage jazz, et emploie des sonorités douces et mellow, plus organiques encore qu’à l’accoutumée, pour exprimer ses désirs, leur assouvissement et ses frustrations romantiques.

Les meilleurs morceaux, comme le titre “Not Enough” qui le voit collaborer avec Mayer Hawthorne et celui assisté de Mocky: “Late at night” qui rappelle autant les Doobie Brothers que Todd Rundgren, pourront autant vous tirer une larme que vous faire bouger les hanches.

L’humeur est parfois davantage au bonheur comme sur “Summerlude” et sa collaboration avec Cornelius sur le titre “My World” , une ballade tendre qu’il adresse à sa fille.

Pour couronner le tout, l’album se clot sur une Tokyo Version du morceau “Softly” , qui était une bonus track de l’album City Melody, et qui devient le morceau le plus direct, le plus chaleureux avec la participation de plusieurs musiciens japonais.

https://www.stonesthrow.com/news/2019/01/benny-sings-city-pop

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