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La première fois qu’on a entendu parler de Bullion, c’était en 2007 pour des productions kaleidoscopiques de samples des Beach Boys et de J Dilla, puis le producteur londonien a évolué de rythmiques Hip Hop déviantes à une pop électronique tout aussi hors-normes, avec un chant attachant qui peut rappeler Sam Prekop ou Robert Wyatt par moments.

Loop the Loop est le véritable premier album de Nathan Jenkins sous le pseudo de Bullion et l’aboutissement de nombreuses sorties de singles sur des labels comme One-Handed, Young Turks ou encore R&S. Mais c’est sur son propre label Deek Recordings que Jenkins a choisi de sortir ce premier album, une exploration à la fois vivante et engourdie de formules pop déformées. Comme pour ses productions précédentes, Bullion n’a pas travaillé seul et a su s’entourer, comme sur le morceau qui a donné son nom à l’album, relevé de vocaux du chanteur Sampha, que vous avez pu apercevoir chez SBTRKT notamment, et du saxophone de Shabaka Hutchings.

Il a confié les arrangements de cordes à Sarah Anderson du groupe Chrome Hoof, mis Jessie Hackett aux claviers, Tic Zogson à la guitare, Laura Coulson et Laura Groves au chant pour quelques apparitions au fil de l’album. Et le résultat nous plonge autant dans un peu de science-fiction, que dans la BO du jeu vidéo Zeld,  la tropical pop des années 80, la musique glam de Roxy music, celle un peu détente de Paul Simon ou encore certaines productions du compatriote Bonobo. Loop The Loop n’est donc ni retro , ni futuristique, c’est un objet un peu hors du temps de la part d’un producteur qui ne fait ni de l’électronique, ni de la pop, maintenant débrouillez-vous avec ça et jetez-y une oreille.

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