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Si avec son premier double EP intitulé A Sea of Split Peas elle montrait qu’elle avait un sens de l’écriture Indie-rock et les paroles qui vont avec, Courtney Barnett enfonce le clou avec Sometimes I sit and Think And Sometimes I Just Sit, un premier album à part entière qu’elle sort sur le label Mom + pop records. La jeune australienne chante le quotidien comme les meilleurs paroliers observateurs savent le faire : En révélant ou suggérant de la profondeur dans les sujets ou les objets les plus triviaux, que ce soit dans une recherche d’appart dans des banlieues pourries dans le titre Depreston, ou en tombant amoureuse d’un inconnu à la piscine dans Aqua profunda!.

Elle a pu être comparée à Stephen Malkmus ou à Jeffrey Lewis mais c’est à Lou Reed qu’on pense très vite à l’écoute du détachement ironique de sa voix un peu blasée, son chant très “parlé” et sa facilité à partir dans des refrains psyché et magnifiques alors même qu’on croirait qu’elle chante au saut du lit, un peu la tête dans le cul. Ce chant parlé n’est pas sans nous rappeler non plus le titre “All I wanna do is have some fun” de Sheryl Crow et son storytelling un peu bravache.  Et la musique y est tout aussi bien foutue, lorgnant sur la garage pop nineties de Giant Drag, et ses mélodies les plus enlevées sont souvent tempérée par une atmosphère de pop slacker et des lignes de basses grunge.

Mais si Courtney Barnett est une Slacker ou une branleuse, c’est qu’elle a soit la facilité offerte aux gens les plus talentueux, soit elle nous mène en bateau et s’est vraiment remonté les manches pour taffer vener en cachette. Dans tous les cas, ce premier album est une réussite qui confirme les très bonnes premières impressions que nous avaient laisssé ses deux premiers EP.

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