Ces russes nous viennent de Rostov, une ville modeste d’à peine 1 million d’habitants, à la porte du Caucase et ils se sont forgés une très belle réputation chez eux où ils bénéficient d’une très bonne reconnaissance critique et à raison car cette twee-pop  (Dans la scène rock alternative, c’est comme ça qu’on appelle cette pop mignonne et naïve portée par des mélodies légères) est plus que convaincante et porte une énergie et un caractère très affirmé pour un groupe qui n’en est qu’à son deuxième album en tout et à son premier album distribué commercialement.

 

C’est l’exigent label bordelais Talitres qui nous a rapporté cette pépite slave pour en faire la nouvelle coqueluche de son catalogue classieux et à l’écoute des 10 titres que comporte Calendar, l’album qu’ils ont signé on ne peut que les en remercier.

Les plus critiiques et rageux d’entre vous trouveront des similarités embarrassantes avec The National, particulièrement concernant la voix et le chant ou bien avec Joy division aussi, tandis que d’autres n’y verront qu’une heureuse influence et une déclinaison de ce qui a fait le succès de Destroyer, Future Islands ou des Tindersticks, cette voix suave et masculine qui vous chuchotte des propos naïfs sur un ton profond et sur des guitares aussi lumineuses qu’entrainantes et une atmosphère de photo argentique usée par le temps.

Ce groupe attachant sort de son modèle d’autoproduction, eux qui éditaient eux même leurs cds, réalisaient leur propres clips, photos de presse et organisaient leurs propres tournées, et on est heureux que ce soit, entre autres, grâce à un label français aussi sympathique que les passionés de Talitres.

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Motorama - rose in the vase