L'auteur-compositeur-interprète britannique Orlando Higgenbottom, également connu sous le nom à rallonge de Totally Enormous Extinct Dinosaurs, nous revient dix ans après son dernier album avec When the Lights Go, sorti cette semaine sur son propre label Nice Age. Il n’a pourtant pas chômé entre-temps puisqu'il a collaboré avec des pointures de l'EDM comme Elderbrook, BANKS et Bonobo, et la collaboration avec ce dernier lui a d’ailleurs valu une nomination aux Grammy Awards en 2021. Mais le nouvel album de Totally Enormous Extinct Dinosaurs ressembe à une nouvelle histoire qu'il veut nous raconter ; une collection de 17 titres de beats, de funk, d’émotions fortes et de bonnes vibes.

 When the Lights Go s'ouvre sur "Crosswalk", un morceau au groove des années 80 qui démarque immédiatement l'album de l'EDM grand public et le transforme en quelque chose de plus rêveur. Le titre suivant, "Persuasion", s'inscrit dans la lignée des titres lo-fi, en se concentrant sur les tonalités pensives et des sonorités translucides. Cependant, Orlando Higgenbottom nous offre toujours des messages d'amour, de désir et d'angoisse à travers des paroles qui n'assombrissent pas les rythmes sur lesquels elles sont chantées, mais les amplifient au contraire.

On ressent également que l’artiste anglais a voulu faire un disque éminament personnel.

Le meilleur exemple est sans doute le morceau "The Sleeper", nous relate les insécurités de son auteur dans ses relations amoureuses et dans l'avenir, tout en maintenant une sensation de fraîcheur avec son piano synthétisé, et des nuances robotiques.

Des titres comme "Forever", "Be With You", et "Treason" s’échappent temporairement de l’ambiance EDM, apportant des éléments de hip-hop et chillwave. "When the Lights Go", le morceau qui a donné son nom à l’album, parle de la difficulté de mettre en mots des émotions profondes, pour se rendre compte qu'il est finalement préférable de simplement les ressentir.

"Friend", présente ensuite une interprétation personnelle de la pop synthétique des années 80, une chanson empreinte de romantisme un peu désuet. Puis les titres "Basement" et "Silence", sont des morceaux instrumentaux de synthétiseur, transportant les auditeurs dans un monde surnaturel rempli de sons étranges et brumeux.

L'album se termine par "Thugs", un morceau qui aborde les méfaits de la société patriarcale, avec un rythme techno pour clore l'album. Bien que When the Lights Go soit un album EDM froid conçu pour une écoute attentive autant que pour le dancefloor, il n'hésite pas à associer des sujets profonds propres à la pop avec des ambiances plus EDM.

https://www.totallyenormousextinctdinosaurs.com/

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