Deuxième album auto-produit pour le producteur et réalisateur Montréalais Clément Leduc, qui est aussi musicien pour le chanteur canadien geoffroy et membre du groupe La Bronze. Un nouvel album qu’il a intitulé Felicity et qui arrive après un premier opus éponyme qui a eu un petit retentissement dans son pays, puisqu’il a été nominé comme album de l’année par la CBC canadienne et comme meilleur album électronique par le GAMIQ, soit le Gala alternatif de la musique indépendante du Québec.

Avec Felicity, Hologramme a épuré ses sonorités qui sont aussi révélées plus organiques sur ce disque qu’il a composé en deux mois lors d’un séjour à Berlin, pendant lequel il a pu puiser son inspiration de la dualité entre la vie diurne et nocturne de cette ville où la fête ne s’arrête jamais et où l’électronique est reine. 

La profondeur et l’onirisme de ces nouveaux morceaux vont de pair avec une nouvelle démarche plus minimaliste qui lui sied très bien et qui révèle une autre facette de Berlin que celle du dancefloor à tout prix, avec un hommage à une électro plus pensive et mélancolique sans pour autant laisser la science du rythme de côté.

Les sonorités sont aussi contemporaines qu’elles peuvent puiser dans les vieux synthétiseurs des années 70 et 80, mais toujours dans une atmosphère chaude malgré la douce nostalgie qui émane de la plupart des morceaux.

Il a été aidé dans son entreprise par quelques collaborateurs comme Felix Petit, membre de Les Louanges et du groupe d’Hubert Lenoir, du guitariste sénégalais Assane Sek et de la poésie parlée très cinématographique d’Adrien Gustafson sur le titre “Nocturne”.