Si The KVB soit Nicholas Wood et Kat Day semble mieux maîtriser leur son sur ce nouvel album Only Now Forever que par le passé en voici la raison : Après avoir passé des années à enregistrer avec des producteurs extérieurs comme Anton Newcombe de The Brian Jonestown Massacre, le duo a décidé cette fois de se débrouiller seuls pour leur quatrième album, en passant l’année à enregistrer dans leur appartement berlinois.

Et plutôt que d’aller plus loin dans leur expérimentation sur les synthétiseurs, expérimentation qui a nourri leurs albums Mirror Being et Of Desire, ce nouvel album Only Now Forever est au contraire une démonstration de tout ce qu’ils ont pu apprendre après presque 10 ans de composition musicale.

c’est vrai que Nicholas Wood et Kat Day nous apparaissent remontés comme des coucous sur les morceaux les plus enlevés de l’album, et particulièrement sur le premier morceau “Above Us” et sur “Cerulean”, soit une musique motorique qui propulse en quelque sorte l’auditeur dans l’album  

En effet le morceau qui a donné son nom à l’album est l’exemple parfait du mix entre synth rock tout en tension et une atmosphère plus shoegaze, avec son chant lascif,  ses guitares en boucle et des rythmiques qui distillent ce sentiment donné par l’album de tenir en équilibre entre l’instant présent et l’éternité.

Le duo développe alors également  ce concept sur les morceaux les plus doux, qui sont sans doute les plus évocateurs : le sombre et romantique “Violet Noon” par exemple est une lente danse qui tombe en poussières, tandis que le morceau “On My Skin” est aussi cinétique que sensuel.

Et même si Only Now Forever n’est pas leur album le plus experimental, The KVB restent dans une ambition proche sur le morceau “Afterglow” et son kick synth-glam, ainsi que sur le très déferlant “Into life” qui les fait lorgner vers le dancefloor.

En consolidant ce qui fait leur force et qu’ils ont développé au fil du temps, The KVB sortent avec Only Now Forever leur album le plus varié et sans doute leur plus réussi à ce jour.