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Shamir s’est fait connaître avec son Ep Northtown mais c’est avec son single “On the regular” qu’il a vraiment fait le tour du monde avec son mélange de pop, d’electro dancefloor et de hip hop sur des lyrics insolents et queer. D’ailleurs il ne s’est pas privé de le faire apparaître également sur son premier album qu’il a intitulé Ratchet, ce que l’urban dictionary définit comme ces pétasses ou divas du Ghettos qui pensent être des bonnasses mais qui ne sont que des radasses.

Cet album est à l’image du single, plein d’esprit et de catch phrases bien senties comme ce “Don’t try me, i’m not a free sample”, servies sur des claviers un peu cheap et une cowbell toujours synonyme de fête. Le reste de l’album fait mouche également avec un charme et une énergie assez semblable à ce qui nous avait plu sur le titre On the Regular.

Avec des hits house et disco comme “Hot Mess” les parquets vont s’user plus rapidement, tandis que d’autres comme “Demon” montrent davantage ses qualités de plume avec une relation à la Bonnie and Clyde décrite comme un piège à l’aide d’astuces de langage. Toujours à portée autobiographique ou pseudo-autobiographique car personne n’ira vérifier, il raconte comment lui et ses amis ont été obligé de se recréer un monde à eux dans un Las Vegas présenté comme désert culturel, et sait se faire moins clinquant et potache sur le morceau “Darker” sur lequel il apparaît plus sensible.

Les influences sont clairement à aller chercher du côté de Prince, du R’n’b des années 90 et de la musique indé dansante aux couleurs du label DFA de James Murphy, pour une musique qu’il sera difficile au final de catégoriser facilement. Shamir pose donc une première pierre dans sa discographie d’album et elle est tellement lourde qu’elle va vous faire rebondir longtemps !

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