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L’album Vapor City Archives qui clôt un concept et une période, celle initiée par l’album Vapor city sorti l’année dernière et prolongé par les singles et EPs Theeyesdontlie, Gunshotta Ave. et Fenris District, mais aussi un site internet interactif qui permettait à ses fans de débloquer les différents quartiers imaginaires de Vapor City pour accéder à du contenu exclusif.

Le titre de ce dernier chapitre est un peu trompeur puisque loin d’être des déchets de sessions ou d’anciens morceaux qui auraient permis la genèse du premier, Vapor city archives est un set relativement court qui n’a pas à rougir en comparaison à son prédecesseur.

 A l’exception d’une nouvelle mouture du titre Vizion, extrait du Vizion centre EP et d’une rétinterprétation du titre Tried and true de l’EP Vapor Park, tous ces morceaux sont des nouveautés qui jouent dans des registres familiers en ce qui concerne Machindrum, c’est à dire une synthèse entre bass music, juke, drum’n bass, house evanescente sur des rythmiques nerveuses et des mélodies vaporeuses issues de guitares space folk.

Quelques vocaux émergents de ces créations cabossées, la plupart du temps samplées et retraitées par voies de nombreux effets pour exprimer tantôt le désir, tantôt la nostalgie et autant le lâcher prise que la persévérance. On y retrouve parfois le côté un peu dark et sourd qu’on a appris à aimer chez l’un des précurseurs du post-dubstep, l’enigmatique Burial, mais avec davantage de nervosité dans le support rythmique.

L'album Vapor City archives clôt en tout cas une bien belle période d’un producteur sans concessions, et chose impressionante, il sort quelques mois seulement après l’album Love Apparatus de Jesse Boykins III, qu’il a tout aussi brillament produit.

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