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Premier album pour le projet parallèle dancefloor de Toro y moi ou plutôt de Chaz Bundick, l’homme qui se cache derrière ces deux projets Toro y moi et Les sins, connu comme l’un des fondateurs du mouvement chillwave, une musique électronique estivale un peu mou du genou mais fort agréable à l’oreille dont on s’est appliqué à vous faire découvrir les meilleurs représentants entre Tycho, Neon Indian ou encore Washed out .

Depuis, il a fait évoluer sa musique en empruntant autant à la pop, à la folk qu’au funk digital et au r’n’b et hip hop des années 90. Et c’est avec son projet Les Sins qu’il semble avoir fait le plus grand pas vers les pas de danse, même si son dernier album en tant que Toro Y moi, « Anything in return »,  le voyait également partir dans cette direction. Mais Bundick ne s’est pas pour autant facilité la tâche, ce serait mal le connaitre, et a su prendre des risques et partir vers le dancefloor à sa manière, dans un format emprunté à la pop et donc des morceaux ne dépassant pratiquement jamais les 4 minutes. Ses références pour ce premier album qu’il a choisi d’appeller Michael, sont à aller chercher du côté des premières productions Acid, la jacking house, et les premiers balbutiements de la musique électronique dansante. Mais n’allez pas chercher pour autant les autoroutes de rythmiques 4/4 prêtes à mixer sans effort pour faire bouche trou dans une fête électro, les morceaux de Les sins sont bien plus complexes que cela et ressortent grâce à multitudes de reliefs, de breaks inattendus et de changements de temps.

On comprend mieux d’ailleurs pourquoi sa dance music peut se faire aussi sautillante qu’inquiétante; quand on entend que son inspiration seraient également, selon ses dires, à aller chercher du côté des dessins animés et de bandes originales de films. On peut donc dire sans y réfléchir à deux fois que le premier album de Les Sins et un album de musique dancefloor qui s’écoute comme de la pop et que Chaz Bundick nous invite à travers une histoire très personnelle de la musique électronique dansante, une histoire qu’il s’est merveilleusement réappropriée.