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Quatrième album pour les Cloud Nothings mais c’est leur deuxième en tant que trio ! Oui car Cloud Nothings au départ c’était le projet d’un seul homme, Dylan Baldi qui a décidé en 2011 de porter à une formation complète le projet qu’il assumait jusque là seul.

Il a alors accueilli TJ Duke & Jayson Gerycz pour son troisième album Attack on memory qu’il a fait produire par Steve Albini et le résultat fut à la hauteur de ce qu’on pouvait espérer d’une telle démarche et a donné beaucoup d’ampleur et une nouvelle fraîcheur à la pop punk de Cloud Nothings.

 

Dans le prolongement de cette émulation, ce nouvel album qui s’intitule Here and nowhere else reste dans la même veine, à l’exception d’une production cette fois assurée par une autre figure indie-rock en la personne de John Congleton du groupe The Paper Chase.

Leurs râles à la Dinosaur Junior s’équilibre parfaitement avec leur grand sens de la mélodie, l’ensemble est toujours aussi intense mais semble construit avec davantage de patience et de méthode et un souci d’évacuer le superflu pour que chaque seconde compte réellement au sein des morceaux. Autre changement notable : la voix de Dylan Baldi, beaucoup plus à l’aise lorsqu’elle joue avec ses limites, rendant ses râles plus assurés et donc plus en phase avec la musique qui bastonne derrière.

Côté paroles on est en plein dans une prise de distance de Dylan Baldi avec sa propre existence et ses réflexions tournent autour de ce qu’il est, de ce qu’il pourrait être et autour de cette prouesse qui revient à profiter du présent. Des thèmes mis en exergue dans le titre I’m not part of me, et dont les paroles ont donné le titre de l’album Here and Nowhere Else.

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