the_vickers.jpg

The Vickers n’est pas anglo-saxon mais nous vient de la belle ville de Florence en Italie pour faire revivre le goût de nos voisins pour le psychédélisme et les pattes d’eph. Et tous les ingrédients du genre sont bien là, que ce soit la basse qui tourne en rond pour se visser dans votre crane, les guitares hypnotiques qui tantôt jouent de l’écho, tantôt déchirent le paysage sonore ou encore la batterie progressive qui sait se faire feu d’artifice de cymbales avec à propos.

 On se trouve là sur les  terres entre le rock psyché sxties et le garage fuzz des années 90 et 2000 et on pense autant aux beatles, qu’aux 13th floor elevators qu’aux Arctic monkeys. Le quatuor composé de Andrea Mastropietro, Francescho Marchi, Federico Sereni et Marco Biagiotti a produit lui-même ce nouvel album dans leur home-studio florentin et si le résultat apparaît impressionnant de densité et de détail, on se demande ce qu’aurait pu donner une production confiée à un producteur tel que Kevin Parker des Tame Impala.

Car peut-être leur manque-t’il juste ce petit plus de punch et de relief qu’a su apporter Parker à l’album de la française Melody's Echo Chamber par exemple. Pour autant les italiens sortent là un très bon album kaleidoscopique qui mérite une place de choix dans une scène européenne de réinterpétation du rock psychédélique qui a accompagné les expériences de nos parents sur les paradis artificiels.

https://www.thevickers.eu/