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Deuxième album très attendu des anglais de Breton qui a été enregistré dans une ancienne radio communiste de Berlin Est remplie de materiel d’enregistrement et de machines des années 50 qui auraient fait  rougir d’envie n’importe quel geek de la musique. Ils ont d’ailleurs pu y utiliser la salle de bruitage qui permettait de sonoriser les dramatiques radio produites par l’ex-Allemagne de l’Est, et avait tous les effets sonores dont ils pouvaient rêver pour donner une suite à leur premier album Other people’s problems.

L’ambition du groupe était d’arriver à créer une atmosphère et effectivement on sent que le groupe s’est appliqué à maîtriser la fougue de leur jeunesse et la spontanéité qui faisait toute l’énergie du premier album. War room stories est donc l’album qui les fait sortir des conditions du DIY tout en en gardant l’esprit et la philosophie. Plus mûrs, mesurés et émotionnels, on sent que ces 11 titres ont été façonnés avec soin et le souci de donner une tournure plus subtile à l’identité musicale de Breton.

 

Que les fans de la premières heure se rassurent, ils y trouveront toujours leur dose de rythmique math-rock, leur bleeps électroniques syncopés et leur sampling d’inspiration hip-hop dans l’indie rock des anglais, mais ces nouveaux titres plus apaisés et contemplatifs apportent une nouvelle variété fort bienvenue à leur répertoire très excitant quoi qu’encore très adolescent jusque là.

Avec comme fil rouge de l’album, le Macedonian Radio Orchestra qui a prêté une quarantaine de musiciens pour ajouter un gros zeste de classe à la recette Breton. Un vrai plaisir de les voir grandir qu’on ne va donc pas bouder !