claramoto.jpg

Sortie du deuxième album de la djette Clara Moto qui remue les dancefloors depuis plusieurs années avec ses productions minimales et il semblerait qu’elle aussi ait été tentée de sortir ses albums de minimale-pop , à l’instar de DJ Koze, d’Apparat ou de Trentemoller avant elle et c’est chez l’écurie française InFine que l’autrichienne berlinoise a choisi de les sortir pour l’instant.

Avec un premier essai qui était lui bien plus minimaliste que pop, intitulé Polyamour et qu’elle a sorti en 2010, puis avec Blue Distance et qui met davantage le pied dans la pop.

ce deuxième album porte bien son nom puisqu’il évolue autour des notions d’éloignement, de sentiment de voyage interminable et de désir, de la distance inévitable entre un artiste en représentation et son public.

 

Le titre Blue distance est d’ailleurs tiré d’un poème de Sylvia Plath, l’une des grandes poètesses de la solitude. Du point de vue vocal, Clara assure quasiment toutes les parties chantées quand il y en a, à l’exception du titre “Lyra” confié à sa copine Mimu, designeuse autrichienne basée à Paris avec qui elle avait déja collaboré par le passé.

Le résultat est plutôt de très bonne facture, si on exclue la première moitié du premier titre avec des sonorités que je ne trouvais pas très bien calées, alors que la deuxième moitié du titre est beaucoup plus élaboré et enlevé.

La suite est encore bien plus engageante avec le titre “my double edged swords” et ses inspirations à la Burial ou à la Purity rings, ainsi que d’autres titres qui font un clin d’oeil à des époques bien moins contemporaines avec des références sonores à Boards of Canada sur “For all reasons So sad” ou à Dj Shadow sur le titre “things we almost did”. Blue distance est donc un album qui ouvre encore davantage le travail de Clara Moto à un plus large auditoire, et qui trouvera parfaitement sa place dans vos playlists aux côté de Bot’ox, Dj Koze ou encore Apparat.