Le shoegaze a le vent montrealais en poupe avec le duo de blondes No Joy et c’est d’ailleurs Bethany Cosentino de Best Coast qui a déclaré à leur sujet après avoir partagé la scène avec elles : “Mec, No Joy c’est le meilleur groupe de tous les temps : deux belles blondes qui déchirent leur guitares , elles sont incroyables”. Voilà une citation pour la postérité mais qui a conduit à ce que finalement ces deux blondes signent sur le label de Best Coast, Mexican Summer !

Un premier album en 2010 qui délivrait alors un son shoegaze aussi désenchanté et désespéré que leur nom pouvait le laissait entendre en préambule, avec des histoires de troubles de tous les jours  passée à la moulinette Lo-fi et à coups de guitares étranglées et d’abus de reverb.

Un premier album à l’univers onirique très enthousiasmant mais dont certains détails se perdaient dans les sonorités fuzz et la reverb omniprésente. Tandis que ce nouvel album intitulé Wait to pleasure offre des compositions plus claires et determinées alors même qu’il n’en est pas moins torturé par les larsens et des vagues saturées dont le ressac est provoqué par une reverb qui garantit qu’on se trouve encore bien là dans la marque de fabrique shoegaze.

On ressent les influences de Ride, Lush, My Bloody Valentine ou encore Jesus and Mary Chain mais le goût pour l’experimentation, les arrangements élaborés et un songwriting affuté les distinguent de leurs mentors pour les placer aux côtés de DIIV comme ces groupes qui partent de très bonne idées établies par d’autres par le passé pour se les approprier et les faire avancer vers de nouvelles formes. Définitivement l’une des révélations shoegaze de cette année !

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