Retour d’un groupe qui avait fait parler de lui en 2010 avec un premier album très ambitieux ! Everything Everything a pourtant assez marqué les esprits avec leur math-pop très geek pour être nominés aux Mercury Prize, ce prestigieux prix anglais.  

Leur premier album était un joyeux bordel anguleux et très culotté qui montrait que Jonathan Smith, leur leader, avait en réserve une forêt de mélodie qu’il avait bien l’intention de défricher à la machette. Une pop qui n’avait donc pas peur des mélodies à partir du moment où l’enrobage était suffisamment barré pour satisfaire l’esprit très joueur et bancal de ses auteurs.

Et voilà qu’il sorte ce deuxième album qui s’intitule Arc et qui reprend cette formule avec une vision plus sombre et morne que son prédecesseur et surtout une volonté d’aborder une production et un enrobage plus mainstream, probablement fort du très bon accueil populaire du premier et de leur nomination aux Mercury.

Tandis que cela a pu enlever tout interêt à d’autres groupes qui ont particulièrement affadi le propos (Je pense à Coldplay par exemple dont le premier album montrait qu’avec un peu de courage et de tempérament ce groupe pouvait être interessant) et bien Everything Everything a réussi à garder cet esprit foufou et défricheur qui faisait le charme de leurs débuts.

Il leur manque toutefois encore un peu de maturité pour réussir leur album de A à Z , eux qui ont encore bien du mal à canaliser le flot d’idées musicales qui parfois , et ça s’entend, les dépasse un petit peu. Egalement la voix un peu haut perchée ainsi que certaines productions , pour le coup vraiment trop mainstream comme sur le titre Armourland pourront décontenancer, si ce n’est effrayer les plus alternos d’entre vous.