Young Dreams est un groupe norvégien qui est capable d’envoyer du gros son , ce qui pour une sorte de dream-pop, un peu surf leur permet de sortir du lot en proposant de véritables hymnes et donner donner de véritables couleurs à leur musique.

Les polyphonies de voix rappelleront encore une fois les beach Boys, si souvent cités dans cette dernière décennie, avec des mélodies ensoleillées qui se collent parfaitement à des moments plus abstraits, créant une véritable schizophrénie qui développe la sensation onirique de cette dream pop qui a trouvé refuge dans un Hamac, mais un hamac parfois un peu bousculé sous le soleil par des rythmiques plus tribales.

Leur nom, Young Dreams apparaît alors comme bien plus comme un manifeste que comme un simple patronyme, et leurs rêves sont faits à la fois de confusion adolescente et sont dopés par un optimisme et un émerveillement propres aux jeunes années.

On ressent que le groupe a pu être influencé par Deer Hunter autant que par Owen Pallet ou Beach House en empruntant parfois la vigueur orchestrale d’Arcade Fire.

Peut-être un poil ambitieux, ce premier album est une véritable réussite en terme de composition et d’arrangement, même s’il manque peut-être d’accroches pop plus franches pour garantir à young Dreams le succès populaire qu’il mérite.

En revanche, les amateurs d’une pop qui sait se faire aussi éthérée qu’entrainante et aussi rêveuse que percutante trouveront là une nouvelle galette qu’ils pourront faire tourner longtemps dans leur mange-disque sans risquer de lassitude prématurée.