Ca faisait longtemps qu’on avait pas sorti un peu de musique de sale gosse et c’est chose faite avec Fidlar aujourd'hui !
De bons jeunes qu’on imagine faire pas mal de conneries et en avoir pas grand chose à foutre de rien avec un acronyme qui signifie Fuck it dog life’s a risk qui est un peu l’équivalent pour les skaters du Yolo (you only live once) on ne vit qu’une fois, ou en d’autres termes une implacable justification à prendre des risques insensés ou tout simplement tout oser et ne pas le regretter.

Une philosophie donc et un nom donc pour de jeunes slackers de 22 ans qui, derrière leur attitude de branleurs et l’apparente simplicité de leurs courts mais intenses morceaux, ont accouché d’un album extrêmement habité et efficace. Très peu de déchets malgré la palette très réduite des thèmes abordés qui pourraient être résumés en ces quelques mots drogue, bière, punk rock, filles, drogues, skateboard, punk rock, bière et drogue.

Et si je me répète c’est à dessein car eux aussi. Mais le pire avec les mecs de FIdlar c’est que c’est loin d’être une posture et que le chanteur guitariste par exemple avoue vivre dans sa voiture et pisser dans des bouteilles en plastique, ce qui peut apparaître quelque peu pathétique mais bon sang qu’est-ce que ça donne un bon rock’n roll, quand les mecs ne font pas semblant !

Alors en ésperant qu’ils auront le temps de faire quelques albums avant leur overdose ou leur coma ethylique tête la première dans une grosse flaque de vomi, profitons de ce premier album , qui vraiment sort du lot des groupes surf/punk qui s’empilent actuellement dans les bacs.