Si le premier album éponyme des néo-zélandais de Unknown Mortal Orchestra faisait la démonstration qu’on pouvait expérimenter sur le funk et le garage, ce deuxième opus nous plonge plus profondément encore dans le psychédélisme teinté de jazz à mesure que le guitariste Ruban Nielson devient de plus en plus central dans le groupe, lui et son chant extra-terrestre.

Le voilà qui développe encore davantage sa collection de riffs façonnés avec génie et ses chansons sur les thèmes de la solitude et de l’isolement.  Et ces thèmes agissent sur l’humeur générale de la musique des Unknown Mortal Orchestra, car même si l’ambiance parait toujours aussi trippée et relaxante, il y a tout de même un virage vers des ambiances moins chaleureuses et légères, à travers une musique qui rappellera une version très floydienne du premier répertoire des Beatles. *

Il decevra probablement ceux qui souhaitaient retrouver les phases les plus catchy et les accroches pop du titre FFunny Ffrends qui dominait le premier disque mais s’il apparait un tantinet plus exigeant et moins coloré, ce nouvel album continue à distiller la marque d’un son dont la douceur et l’étrange beauté continue indéniablement à séduire.