Cosmo Sonic c’est l’alchimie magique de la voix soul d’Izzy Lindqwister associée au groove naturel d’Arthur K. Chevelures infinies, combinaisons spatiales de rigueur, et univers rétrofuturiste, veuillez boucler vos ceintures, ce duo cosmique vous embarque pour un voyage musical à travers le temps et l’espace.


Cosmo Sonic, c’est Izzy Lindqwister et Arthur K. Comment vous êtes-vous rencontrés?

Izzy : C’est une longue histoire et ça remonte à pas mal de temps... J’avais un autre groupe avant, et Arthur aussi. Il venait à nos concerts avec son groupe, et on s’est rencontrés comme ça ! Alors quand avec mon ancien groupe on s’est séparés et que je suis revenue de Londres, je cherchais de nouveaux musiciens à Paris avec qui travailler, et comme j’étais en contact avec Arthur sur Facebook, je me suis dit « Pourquoi ne pas faire de la musique avec lui ? » ! On travaillait avec d’autres musiciens au début, mais c’était mon projet solo, Izzy Lindqwister. Et puis avec le temps on s’est sentis comme des vrais « partners in crime » et on a eu envie de travailler plutôt comme un duo. Et ça me semblait un petit peu étrange de faire un projet sous mon nom seul alors qu’il y avait cette complicité entre nous et qu’on écrivait les chansons ensemble. On est alors passés par une phase où on était Izzy and K… On cherchait le nom… Et un jour Arthur m’a dit « Notre 1ère chanson c’était Cosmosonic Hipshaker, pourquoi on ne s’appellerait pas juste Cosmo Sonic ?! » On a trouvé que ça sonnait bien, et c’est parti de là ! Mais c’est vraiment une rencontre humaine. On est tous les deux très sélectifs dans le choix des musiciens avec qui on a envie de jouer, et moi ça me dérangeait d’être en solo parce que je n’aimais pas l’idée d’avoir des sessions. Quand je travaille avec des gens j’ai envie  qu’ils soient aussi passionnés que moi par le projet, pas que ce soit juste un job... C’est ce qui me manquait depuis que j’avais quitté mon ancien groupe… Et je me suis dis qu’en travaillant avec Arthur en duo, ça allait avoir cette énergie là ! On sait pourquoi on est là, on est passionnés, on essaie toujours de pousser le son plus loin, et on travaille vraiment chaque son de nos morceaux. D’ailleurs même dans le choix de nos instruments on est très sélectifs.

Arthur : Avant elle jouait dans un super groupe qui s’appelait Rodeo Massacre, et moi j’étais fan et j’allais les voir à chaque fois qu’ils venaient à Paris. La rencontre s’est faite comme ça ! Mon groupe à moi s’appelait Generation Y. C’était un groupe avec 4 potes, très rock sixties psychédélique, c’est pour ça qu’on aimait bien ce que faisait Izzy avec Rodeo Massacre.

Izzy : J’ai fait quelques collaborations par ci par là, et je me suis rendue compte à quel point une rencontre musicale doit être avant tout une rencontre humaine. Il faut qu’on ait la même vibe. C’est ce qui s’est passé avec Arthur. Il y a une vraie complicité qui s’est faite avec les chansons et le songwriting, une vraie compatibilité.

 

Vous nous parlez de Paris, de Londres, toi Izzy tu es suédoise… Vous venez d’où en fait ?

Izzy : J’ai commencé mon 1er groupe ici à Paris, mais après on a choisi de délocaliser et de partir à Londres… On a signé sur un petit label là bas, et j’y suis restée 2 ans et demi. Mais Paris me manquait terriblement… Je comprends pourquoi les gens aiment Londres, mais moi Paris c’est là où je me sens créative.

Arthur : Je suis Franco-Burundais (du Burundi) mais j'habite à Paris.


Quelles sont vos inspirations, vos influences ?

Izzy : Je crois qu’avec Arthur on s’est bien entendus parce qu’on vient tout les 2 de la scène plutôt psychée. Mais avec le temps on a tous les 2 développé cette passion pour les synthés analogiques des années 70 et on va vers quelque chose d’assez électronique… On travaille avec une boite à rythmes et des sons un peu « spatiaux »… On aime bien l’italo-disco et tout ce qui touche à ça, mais la voix reste assez blues et soul… Donc on essaie de créer notre petit mélange à nous… C’est dur à définir, mais on aime tout ce qui est groovy.

Arthur : On aime le côté dansant de la musique disco, des années 80, on aime les coller avec ces espèces de voix des années 60, cet esprit un peu psyché. On essaie de faire un truc plutôt rétrofuturiste en fait…


Vous aimez les sons « spatiaux », vos tenues de scènes ont l’air tout droit sorties d’un roman de Science-Fiction, ça vous fascine l’espace ?

Izzy : Complétement ! Je suis insomniaque alors je passe mes nuits à regarder des émissions sur l’espace et les planètes… Quand j’ai splitté avec mon ancien groupe, c’était une période un peu difficile pour moi... J’étais dans une transition et c’est le moment où j’ai compris qu’il fallait que je construise un studio chez moi, que j’investisse dans les instruments et que je reprenne tout à zéro… Et j’ai commencé à travailler la nuit… Mais après quand j’essayais de me coucher j’avais toujours de la musique en tête et je n’arrivais plus à dormir… Et  là que j’ai découvert la télé ! Parce que je n’avais jamais vraiment regardé la télé avant, et là mon appart été déjà câblé quand je suis arrivée… Alors j’ai découvert toutes ces chaînes obscures sur les planètes et l’espace…


Vous avez un disque en préparation ?

Izzy : Oui, on a un disque en préparation depuis un certain temps… On a travaillé assez lentement parce qu’on a un autre groupe parallèle qui s’appelle Calypsodelia.

Tous les 2 ?!!

Izzy : En fait à la base c’était un projet que je faisais à côté et on cherchait un batteur. Et comme je savais qu’Arthur était un multi-instrumentaliste très talentueux et qu’il était groovy je lui ai proposé de tenter la batterie. Il n’avait jamais joué de batterie avant, et maintenant les gens ne parlent que de ça, de son jeu de batterie dans Calypsodelia !
Mais comme on lançait Calypsodelia, on a mis notre projet un petit peu de côté pendant un moment… Mais on avait des chansons en cours, qu’on a  reprises, et du coup on a un album qui va sortir dans pas longtemps. On a déjà sorti un album ensemble, mais qui était sous le nom Izzy Lindqwister, qui annonçait déjà un petit peu le style qu’on fait maintenant, surtout Cosmosonic Hipshaker. On entend déjà l’âme de ce que l’on fait maintenant… Je pense qu’il va s’appeler Eternal New, ce nouvel album…


Vous venez de sortir le clip de votre titre « Freedom in my pocket », vous nous le présentez ?

Izzy : Freedom in my pocket c’est une chanson qu’on a écrite l’été dernier, une nuit vers 5h du matin…

Arthur : En fait j’avais réquisitionné la maison de mes parents qui étaient en voyage. J’avais tout viré et installé tout le studio dans le salon : synthétiseurs, guitares, percussions… Chose que je n’ai jamais le droit de faire… Donc on en a profité pour enregistrer ce morceau !

Izzy : On était en mode geeks derrière l’ordi depuis des jours… On n’arrivait pas à décoller alors on est allé acheter de l’alcool et on s’est mis à boire… Et puis on s’est mis à danser, à rigoler… On est complétement partis en jam … On s’amusait en fait ! Et là Arthur a eu l’idée d’enregistrer ! Donc j’ai improvisé toute la voix de ce morceau, et on a gardé cette prise-là, qui est devenue Freedom in my pocket. On a un petit peu retravaillé ensuite les instruments, on a rajouté quelques trucs, mais la base, c’est la prise originale improvisée. Et cet été alors qu’on était de passage à Biarritz où on faisait un concert avec Calyspodelia, on a rencontré des gens très cools, dont une photographe, Mélanie Bordas, qui se disait que justement elle avait envie de se lancer et de faire un clip, d’essayer…

Arthur : On aimait beaucoup son univers, et comme on s’entendait bien, on a décidé de faire ce clip ensemble.

Izzy : Ça été vraiment un coup de chance parce qu’elle nous a complètement pris sous son aile ! Elle a trouvé tous ses amis, là-bas à Biarritz, au moins 18 personnes ! Elle a fait venir une actrice de Lyon, qui est l’actrice principale et qui s’appelle Blue... Le clip se déroule à moitié pendant un live qu’on a fait à Biarritz, et à moitié dans un univers totalement différent, qui est celui des Bardenas en Espagne...

Arthur : Les Bardenas c’est cet énorme désert qui ressemble à un désert américain, alors qu’en réalité on est en Espagne... On traverse juste la frontière, et on est vraiment coupés du monde avec les canyons…

Izzy : Elle a réalisé ce clip comme un court métrage, autour de cette actrice principale… Je trouvais ça agréable qu’il y ait des acteurs et qui nous nous soyons en arrière plan.

Arthur : Ce ne sont pas nous les principaux acteurs du clip. C’était un peu notre souhait de ne pas être en mode playback ou quoi que ce soit… On voulait être dans le clip, mais derrière, pas au 1er plan.

Izzy : On voulait un clip assez suggestif qui laisse beaucoup de place à l’imaginaire…


Concert à venir : 14 avril 2016, au Café de la Presse
Résidence : DJ Set à l’Alcazar

https://www.facebook.com/IZZYLindqwisterMusic/