lcd_soundsystem.jpgOn les croyait séparés pour de bon et voici que James Murphy, le président de la république LCD Soundsystem en quelque sorte, a décidé de reformer ce groupe phare de la scène disco-punk qui avait fait ses adieux triomphaux au Madison Square Garden en 2011. Et comme chaque membre du groupe est resté actif musicalement, avec un James Murphy passé derrière les platines notamment mais aussi derrière la console de studio pour offrir ses talents de producteur, une reformation paraissait tout à fait possible et ils l’ont fait à la plus grande joie de leurs fans.

Leur album du grand retour s’intitule American Dream et derrière ce titre qui appelle le succès et la gloire se cache au contraire une musique chargée émotionnellement et cultivant la figure de l’anti-héros ou du loser magnifique et le charme qu’on lui connaît.  L’album alterne toujours les ambiances dance-punk énergiques et celles davantage portées sur les humeurs sombres du Post-punk et d’une synth pop désabusée mais avec un curseur qui penche cette fois davantage vers les morceaux plus en retenue et empreint d’un spleen somptueux. Ainsi dans le haut du panier, on trouvera dès l’ouverture de l’album le morceau Oh Baby et  son desespoir latent, la ballafe gothique et synthétique “I used to” ou encore le sombre et percussif “How Do You Sleep” .

Un vibrant hommage à Bowie nous est offert sur le morceau “Black Screen”, tandis que le morceau ayant donné son titre à l’album, American Dreams y va de son clin d’oeil à Alan Vega. Reste qu’on continue à s’éclater et à danser avec LCD , à l’aide de morceaux à l’accroche immédiate comme “Tonite” ou d’autres comme “Other Voices” qui convoque le fantome des Talking Heads.

LCD Soundsystem ne se sont donc pas affadis avec le temps et ont encore une carte à jouer en 2017 car peu de groupes savent comme eux capter les angoisses de nos générations tout en les exorcisant la nuit par la danse.

https://lcdsoundsystem.com/