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Le personnage de Mykki Blanco est né au départ comme une oeuvre d’art vidéo, avec un nom inspiré de Kimmy Blanco, l’alter Ego de la rappeuse Lil’ Kim.  Michael Quattlebaum de son vrai nom, il s’est alors créé un personnage d’adolescente qui enregistre des blogs vidéos d’elle en train de rapper dans sa chambre. Ce n’est que plus tard que le New Yorkais, qui officiait alors au sein d’un groupe de rock industriel appelé No Fear, a été encouragé à se produire en live sous cette incarnation.

Aujourd’hui Mykki Blanco est moins une parodie et un sketch qu’une identité artistique à part entière.Un air d’adolescence turbulente et conflictuelle souffle sur ce premier album, avec des titres comme “Highschool never ends” qui annonce un goût du mélodramatique prononcé, où les sentiments éprouvant du rejet s’associent à des fantasmes de négation de soi comme lorsqu’il chante ‘why don’t you just delete me” sur ce morceau. C’est d’ailleurs depuis ses premiers singles qu’il chante et met en musique les difficultés d’être un gay noir au genre indeterminé et aux racines juives, il y projette alors sans réserve et sans vergogne toutes les facettes de son identité complexe.

Ses paroles évoquent un large éventail de sujets, de sa séropositivité dans le morceau “you don’t know me”, la crise des refugiés et le racisme européen dans “Highschool never ends”, jusqu’aux tribulations de drague dans la scène club lorsqu’il chante “The drugs don’t love me like you” sur le titre “The plug won’t”.

Malgré des productions plus chaudes et harmonieuses que ses morceaux précédent ce premier album, l’album Mykki reste un chaos d’émotion autour d’une basse angoissante. Le plaisir reste cependant intact grâce à la personnalité effrontée d’un Mykki Blanco dont la sensibilité se traduit merveilleusement bien dans ce mélange de pop de chambre, de hip hop et de Bass music.

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