Voilà encore un homme de l’ombre, producteur ou collaborateur pour des artistes comme Jamie Woon , Kwabs et j’en passe, qui tente l’aventure de mettre ses propres productions au devant de la scène. Et cette envie s’est materialisée en ce premier album The Ashen Tang, sorti sur le label 37 adventures, qui nous fait découvrir son groove, sa sensualité et sa sensibilité à travers 12 morceaux de soul électronique des plus séduisante.

Le single Midnight nous emmène sur des mélodies que Prince n’aurait pas reniées, aux accents hautement addictifs, tout comme la funk positive et apaisée du titre Bees, avec comme fil rouge le chant mélancolique au surplus d’âme de Royce Wood Junior, dont la voix rappelle fréquemment celle du grand Marvin Gay. Et s’il aime triturer les sons et perturber la douceur de ses chansons avec une électronique mutine, il ne se laisse pas non plus dépasser par ses aspirations expérimentales.

Les titres Midas Palm ou encore Stickin, savent ralentir le tempo et se faire plus minimales pour nous faire apprécier sa science de la soul chantée avec comme seul support un piano ou un clavier. Voilà en tout cas un premier album convainquant qui trouvera parfaitement sa place dans votre discographie aux côtés de James Blake, Mayer Hawthorne ou Jamie Lidell.