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Petite noir qui est un jeune homme contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, (quoique “Noir” dans Petite Noir s’écrit au masculin) est né à Bruxelles de parents congolais et angolais. Il a ensuite été élevé au Cap en Afrique du Sud, où il a pu affuter ses velléités musicales auprès de Spoek Mathambo.

Découvert en début d’année grâce à l’EP King Of Anxiety, Petite Noir ou Yannick Llunga de son vrai nom nous offrait alors 6 titres associant trip-hop, Afropop et une musique électronique très soul qu’on a pu entendre chez Twin Shadow ou Toro Y Moi avant lui. Mais en référence à cette Chillwave, Petite noir préfère qualifier ses productions de “Noirwave” en toute simplicité bien sûr !

Et voilà qu’est sorti son premier album qui débute justement par un morceau instrumental intitulé Intro noirwave, comme une invitation à découvrir cet univers très personnel à travers des rythmes afrobeat aux qualités métronomiques. Et ce qu’il y a d’inouï chez Petite Noir cette association entre ses racines africaines et la pop très eighties de Duran Duran, Talk talk , Depeche Mode ou encore Tears for Fears.

Pour autant la production sait se faire très contemporaine, avec une ambiance hantée, des vocaux hypnotiques et une instrumentation aux qualités oniriques. Mais on y décèle aussi une réjouissante positivité, avec des rythmiques dansantes et une basse aux atours funky qui dominent l’album.

Petite Noir se raconte et nous raconte les rapports politiques de la vie et de l’amour, par une approche pragmatique des difficultés de l’existence, inspirée par celles de nombreux de ses concitoyens sud-africains. Le premier album de Petite Noir s’appelle La vie est belle / Life is beautiful et ce titre a la force de pouvoir s’entendre autant au premier degré qu’avec un grand sens de l’ironie, pour annoncer une musique qui voyage dans le temps et l’espace tout en restant éminament contemporaine.

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