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Que ce soit avec la sensualité fragile du premier album Native Speaker ou les méditations glacées sur le deuil de son successeur Flourish / Perish, Braids a toujours conféré à sa musique des vertus thérapeutiques. Sur leur nouvel album qu’ils ont intitulé Deep on Iris, le trio explore les conséquences des crises et l’attention portée à s’en remettre ou à en guérir. Le chant de Raphaelle Standell-Preston fait vivre ces sentiments de manière très fidèle, notamment sur le titre Miniskirt qui nous plonge avec une voix gutturale à la Elizabeth Fraser des Cocteau Twins dans les affres de l’objectivation de la femme, tel que sa propre mère l’a semble-t’il vécu au sein de son foyer.   Les émotions sont riches et variées au sein de cet album, avec des moments plus calmes ou brefs comme sur “Getting Tired”, qui contient pourtant une large palette de sentiments concentrée en un morceau aussi court. Avec moins d’électronique que sur Flourish/Perish, l’album apparaît plus chaud et organique pour accompagner de la plus belle des manières ces changements d’humeur, que ce soit avec la rythmique musclée du titre “Blondie” ou avec la chaleur du titre “Taste” qui tente d’illustrer le sentiment ressenti lorsqu’on tombe amoureux à nouveau d’une personne qu’on a aimé par le passé et pour qui le sentiment amoureux a pu s’affadir.

L’album Deep in iris réussit le tour de force d’illustrer en musique des états émotionnels difficile à exprimer ou à dépeindre, quelle qu’en soit le moyen (verbal ou musical) et signe l’une des plus belles et humaines réalisations du groupe.

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