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Cela même si le premier montrait bien davantage de rage et d’énergie, ce deuxième album qui s’intitule Fight Fire rattrape en surprenante étrangeté ce qu’il a perdu en nervosité. High Tech Boom était une minutieuse entreprise de violence garage soutenus par des synthés plus pop et psychés qui paraissait avoir été enregistrée en une seule prise, sur un rythme frénétique et avec une production brouillonne voire limite claustrophobique.

Fight Fire apparaît donc produit bien plus proprement, avec le sentiment qu’ils se sont bien davantage attardé sur les sessions d’enregistrement. Nous n’irons pas dire que c’est produit à la U2 non plus, étant donné que ça crache encore pas mal aux entournures. Les guitares crades, les synthés un peu déchirés et la batterie un peu pétée/casserole rendent le côté DIY et punk à ce trio.

Peut-être du à ce son qui apparaît plus clair à l’auditeur, mais ce nouvel album apparaît aussi un peu plus varié au fil de l’écoute, avec davantage d’intros ou d’interludes de synthés en mode effet spéciaux de films futuristes. Fight Fire séduira donc même ceux qui préférent un peu de subtilité et de retenue à leur rock garage, le groupe ayant une meilleure prise sur les arrangements de leurs morceaux.

La voix apparaît plus claire aussi, permettant de donner plus d’accroche pop à certains morceaux malgré la diction et le grain ethylique du chanteur qui rappelle tantôt Mark E.Smith de The Fall, tantôt Tobias jundt de Bonaparte.

Ce deuxième album est donc une réussite en terme de progression et nous laisse admiratif par la capacité du groupe à nous captiver et nous entrainer avec ses 12 titres courts mais aboutis.

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