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Nouvel album après 8 ans d’absence pour les farfelus de Modest Mouse et on retrouve vraiment ce qui nous plait chez eux dans ce nouvel album qui s’intitule Strangers to Ourselves, une musique à l’image de la couverture d’ailleurs qui représente une vue aérienne d’un complexe immobilier qui sature l’espace, c’est à dire une musique dense et qui foumille d’idées, pour le meilleur et pour le pire parfois.

Mais si la musique n’a pas beaucoup bougé, n’allez pas croire que vous avez affaire au même groupe. Le bassiste Eric Judy, l’un des membres fondateurs, s’est fait la malle en 2012 avec Joe Plummer, tandis que la légende Johnny Marr a poursuivi sa destinée en 2009, lui qui est décidément de tous les bons coups entre les Smith, les Cribs, The The, The Pretenders et j’en passe. Se sont alors rajoutés au line up le bassiste Russel Higbee, Jim Fairchild et Lisa Molinaro dans cette nouvelle incarnation. Mais la tête pensante et chantante du groupe, reste de toutes façons Isaac Brock et ses accroches mélodiques souvent cabossées.

Cet album est en tout cas celui d’un groupe qui se bat pour ne pas rentrer dans la nostalgie d’une formation qui souffle ses 20 bougies. La plupart des titres montrant une vigueur et beaucoup d’envie que cette longue absence a du particulièrement doper. On les y voit tantôt tendres, colériques, fabuleux ou Féroces et c’est avec plaisir qu’on les voit également distiller des références à leur propre histoire sans pour autant s’y appesantir.

Modest Mouse reste donc à son image, celle d’un groupe complexe et nuancé qui sait se faire abordable, à travers un receuil de 15 chansons qui auraient sans doute pu être allégées de deux ou trois pièces dispensables. Mais c’est aussi dans ses excès qu’on apprécie Modest Mouse, et en cela vous ne serez pas déçus avec Strangers to Ourselves.

https://modestmouse.com/