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Premier album pour Ghost Culture et sa sortie sur le label D’Erol Alkan Phantasy témoigne de la direction particulière que s’impose cette écurie, c’est à dire de promouvoir une vision indie et singulière de la musique électronique dansante.

C’est particulièrement le cas sur ce premier album éponyme qui déploie une palette stylistique qui traverse autant l’electro, la synth pop, l’IDM, dans un espace morne et une atmosphère un peu boudeuse qui n’empêche pourtant nullement l’auditeur de s’y sentir tout à fait à l’aise.  Ainsi on pense tout autant aux échappées électroniques légères d’Erlend Oye, qu’à la rigueur métronomique et la froideur industrielle de dépêche mode. On pense donc bien à une musique électronique alternative post-eighties qui ravira autant les nostalgiques que ceux qui regardent vers le futur, et ce sont parfois les mêmes. La voix de James Greenwood, l’homme derrière le pseudonyme Ghost Culture, est aérienne et fredonne tel un crooner au blues synthétique des odes à la réflexion sur les temps modernes, notamment sur le paradoxe contemporain qu’il y a dans le plaisir de s’abandonner à une superficielle obsession technologique, une réflexion qu’on retrouve d’ailleurs jusque dans le nom de Ghost culture.

Passé ces considérations thématiques que peu d’entre nous exploreront, Ghost Culture est un album qui convient parfaitement aux moments où les pieds réclament du mouvement alors que la tête est davantage à la mélancolie.