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Les Liars nous ont habitué à nous surprendre, même si cela peut paraitre un tant soit peu antithétique, mais pour la composition de ce septième album ils disent avoir voulu écrire de la musique pour juste pour le plaisir de le faire, sans forcément chercher à la catégoriser. Et cela a donné « Mess », un nouvel album sorti sur le label Mute et essentiellement composé sur la route, et censé relater ou illustrer le bordel inhérent à la vie en tournée.

Le résultat est très électronique et inquiétant comme vous avez pu l’entendre avec ce premier titre mais aussi l’un des disques les plus dansants qu’ait pu écrire le groupe. Les morceaux se développent de façon très linéaire et dans un mélange de motifs répétitifs. D’une certaine manière c’est peut-être ce qui les rapproche le plus de leur origine post-punk depuis l’album Drum’s not dead de 2006.  

 

Pour autant les rythmiques tabassent, les sonorités sont grinçantes et lancinantes et la voix d’Angus Andrews va davantage chercher vers les graves que vers son Falsetto habituel que vous pourrez quand même retrouver sur quelques refrains comme sur le Mess on a mission, une posture vocale et un environnement électronique qui font irrémédiablement penser à l’univers de Depeche mode.

Mais il faut aussi voir dans ces pièces électroniques une sorte d’hommage aux différentes périodes et aux différents artistes du label Mute, de D.A.F à  Depeche mode comme on l’a dit jusqu’aux plus récents VCMG qui comprennent d’ailleurs un des membres fondateurs de Depeche Mode en leur sein. Voilà donc une nouvelle surprise plutôt réussie des New Yorkais qui savent encore expérimenter et prendre le risque de dérouter, bien qu’à force de nous étonner, ce sera quand ils ne nous étonneront plus qu’on sera vraiment étonnés !

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