pegase.jpg

On le rappelle Pegase c'est le projet solo de Raphaël d'Hervez, chanteur en titre du trio Minitel Rose dont l'electro so eighties et so swaggy a fait danser les branchouilles des grandes villes étudiantes depuis 2006.

Et en tant que Pegase, Raphaël nous propose de revisiter la new wave sous le prisme d'une dream pop qui fait joujou avec ses petites soeurs de la Chillwave et de l'electronica, en passant par le Shoegaze. Comme la créature merveilleuse à qui il a emprunté le nom, on se sent pousser des ailes à l'écoute de ce premier album éponyme, et l'on pourrait reprendre ce slogan d'une célèbre marque de boisson énergisante : Pégase donne des ailes, car les synthétiseurs sont aériens et leur souffle vous portent, tandis que leurs basses grondent et dronent pour faire vibrer le sol sous vos pieds comme sur Diana, le titre de cloture de l'album.

 

Voilà donc pour l'aspect dreampop et côté New Wave ce sont certaines sonorités de claviers 80's et surtout le chant de Raphaël sur de nombreux morceaux et particulièrement sur le titre Old Idol, qui apparaît, comme son nom l'indique, comme une référence non dissimulée à David Bowie, et qui rappelle vraiment son tube "Heroes" de l'album du même nom.

Seul bémol à ce tableau musical idyllique, c'est l'accent bien français qu'on décèle régulièrement à l'écoute des paroles, un petit travers qui pourra sûrement apporter un regain de charme à l'étranger mais qui dérange toujours un peu, voire qui peut hélas décrédibiliser le meilleur des musiciens. A tort ou à raison, ce sera à chacun de juger car il est là affaire de ressenti. Pour ma part, j'ai choisi et la qualité des compositions et l'univers proposé par Pegase compense largement ce petit defaut. On a hâte de voir ce que donnera la suite pour ce cheval ailé qui a le potentiel de succès d'un M83 sur la scène internationale.

A réécouter : Emission du 11 Février 2013 avec l'interview de Pegase