Revoici ceux qui ont été désignés comme co-instigateurs du tout jeune mouvement Post-dubstep aux côtés de James Blake ou encore Fantastic Mr Fox , et pour l’épreuve du deuxième album les deux membres de Mount Kimbie ont décidé d’apporter davantage de vocaux à leur musique, avec la voix de l’un des deux membres, Kai Campos, mais aussi deux morceaux offerts en pâture à la gouaille du jeune King Krule, qui a abandonné sa mixture de new wave et de dubstep en faveur du hip hop et ça s’entend d’ailleurs dans l’un de ces deux featurings.

Pour les autres titres de l’album, on reste sur les territoires chers au duo, ceux d’une electronica classieuse, de post dubstep plus ou moins dansant selon l’humeur et qui saît prendre son temps pour montrer à quel point la musique électronique n’est pas dédiée qu’à la danse ou au rythme mais saît aussi révéler sa plus convainquante musicalité.

Mount Kimbie nous offre encore une fois un ensemble de morceaux qui prouvent à ceux qui en doutaient que pour faire un bon album de musique électronique, cela demande davantage de talent et de travail que de simplement bouger quelques ensembles de cubes dans un logiciel de création musicale assistée par ordinateur comme Garage band. Il faut par exemple les entendre raconter comment ils ont enregistré des arpèges de claviers sur bande pour créer le morceau Break well, par exemple.

www.mountkimbie.com