Le titre de l'album évoque immédiatement Seasons in the sun de Cat Stevens et la machine a remonter le temps de Redeye ne s'arrête pas là. Véritable trip sur la route 66 End of the Season a tout d'un Beatnik. Avec de beaux arrangements (violons,violoncelle, guitares), des textes léchés, une véritable oeuvre de songwriter. Parfaite bande-son de Jack Kérouac, on sent la poussière sous les semelles trouées et les grands espaces.


Un chant d'espoir quand on est au bout du rouleau comme l'écrivait John Clellon Holmes, Redeye est peut-être désabusé mais pas désespéré.


L'album traverse une certaine Amérique en passant par les bayous de la New Orléans sur "Sunny Roads", des chants collégiaux aux accents blues "All at Once", "Season's Ending" sonne plus que jamais comme un inédit de Fleetwood Mac retrouvé dans les eaux profondes du Mississippi.