Ils nous avaient laissés sur l’album Merriwether Post Pavillion et une sorte d’exercice hypnotique de rock psychédélique qui favorisait davantage la transe que les accélérations échevélées des précédents albums. Pour ce nouvel album, les membres d’Animal Collective l'ont appelé centipede Hz, ils auraient pu se mettre à faire de la dream pop, ou abandonner les bizarreries pour sortir des futurs classiques de la musique américaine, un peu comme l’ont fait les Grizzly Bear depuis leur album Veckatimest.

Mais non Animal collective a juste voulu nous rappeler qu’ils sont un groupe de rock, malgré l’utilisation encore très évidente de la moulinette électronique, et pour cela ils se sont mis à composer à nouveau en groupe plutôt que de s’envoyer des fragments qu’ils assemblaient ensuite en studio. Et le résultat est un Centipede Hz très ciselé, dense et qui gronde sur une ossature très électrique. Ce qui donne parfois une véritable collision sonore, un carambolage musical, d’autre fois totalement des mélodies véritablement aliénantes, mais une chose est sûre ce n’est pas encore avec album qu’animal collective s’ouvrira les portes des mass medias, ce qui rassurera sans doute quelques fans qui les voyaient vieillir avec eux, se poser, devenir parents etc...

Des thèmes qui sont justement évoqués avec une forme de nostalgie et qui créent un contraste abyssal entre le fond et la forme, car cette musique est vraiment loin d’être nostalgique et posée comme les paroles pleine de maturité de ce nouvel animal collective, cette musique est plutôt exploratoire mais branché sur de la haute tension qui promet beaucoup de sueur en concert.

animalcollective.org