Le titre évoque d’emblé un univers élégant  et romantique. Ou les fleurs sont éternellement pastelles et les goûters plein de Cup cakes aux glaçages improbablement colorés, le seul repas de la journée.

On s’imagine alors longer les plages de  Santa Monica au volant d’une ford Mustang, c’est tout de suite plus difficile sans green card, et permis, d’autant plus que les Beach House viennent de la Côte Est. A la place, on peut toujours planifier ses vacances d’été, ou écrire les cartes postales en retard à sa grand-mère. Parce qu’un inexplicable sentiment de bien être et de misanthropie nous envahie au fur et à mesure de l’écoute quatrième opus.
 
Après le presque parfait « Teen dreams », vient donc « Bloom » mieux mixé, mieux lissé, mieux construit ; une apothéose pop.  Ce n’est pas encore tout à fait l’heure des désillusions et des lendemains difficiles pour Alex Scally et Victoria Legrand. Beach House continue sur sa lancée tout en mousseline et légèreté. Le duo de Baltimore nous propose une fois de plus des mélodies surannées, innocemment désabusées, qui ne trouve d’échappatoire que dans la vie rêvée d’un autre temps. Pour certain c’est la course à pied, Beach House quant à eux nous soutiennent que l’évasion réside ailleurs, dans les souhaits naifs et les ballades sur la plage.

La grandiloquente ouverture de l’album par le tubesque « myth », nous fait dériver jusqu'à « Lazuli » et son enfantin gimmick au clavier et la parfaite ritournelle de « Wishes ». Le tout parsemé d’une candeur dont on ne se lasse pas encore, de chœurs poétiques alternant avec d’exotiques guitares californiennes à la Beach Boys.

Amours  Enfantines et instantané d’imaginarium,   même si l’ensemble fait penser à un gros mélo teinté de  pessimiste sous une couche de Monoy, c’est plutôt plaisant de savoir que quelque part il existe quelque chose d’inaltérable et de doucement paisible.
 

 

 
Tracklist de bloom
01 Myth
02 Wild
03 Lazuli
04 Other People
05 The Hours
06 Troublemaker
07 New Year
08 Wishes
09 On the Sea
10 Irene