No color c’est le nom assez pessimiste du dernier album des dodos, à croire que le duo se plaît à jouer avec les noms sur le thème de la disparition, pas de couleur et les dodos sont une espèce de volatile qui a connu son extinction.

Heureusement le duo de The dodos est lui bel et bien dans la place, et ils sont loins d’avoir disparu. Il se joue toujours aussi bien de l’alternance entre Folk et Indie Rock, dans des instumentations complexes, enivrantes et progressives.
 
Leurs guitares sont une intrication de motifs subtils, leurs rythmiques sont riches, savent se jouer de la répétition et peuvent, comme sur les opus précédents, nous donner un peu d’exotisme dans ce monde de musiciens blancs-becs. 

L’efficacité des choeurs est renforcée par la présence de la chanteuse Neko Case des New pornographers, un groupe qu’on peut définitivement placer sur la même scène qu’eux d’ailleurs. Et cette polyphonie de voix adoucit merveilleusement toute la complexité de leur expression instrumentale. Personnellement, je trouve que cet album marque encore une étape du groupe vers la postérité...
 
 
Tracklist de no color
1. Black Night
2. Going Under
3. Good
4. Sleep
5. Don’t Try and Hide It
6. When Will You Go
7. Hunting Season
8. Companions
9. Don’t Stop